DÉPERDITION / 2013

 

Video / Théo Hillion

Sur le plateau, un groupe de dix danseurs et deux musiciens – le compositeur Kasper T. Toeplitz, complice au long cours de la chorégraphe, et un contrebassiste. Les dix danseurs s’enchevêtrent, créent des formes toujours en mutation qui, à peine formées, se déforment. Ils composent ainsi une masse, une boule qui se déplace comme une substance qui se répandrait en un mouvement élastique formant un volume chorégraphique à l’intérieur duquel se déploie la danse. Les musiciens, eux, entourés de leurs enceintes, diffusent de petits buissons ardents, brûlant autour des interprètes. Aux antipodes de sa dernière pièce, Une lente mastication, qui jouait sur les lignes sans que les corps n’entrent jamais en contact, Déperdition se construit sur le cercle, la spirale et les relations que tissent les corps entre eux à partir de la perte de repères perpétuelle. Les interprètes n’ont plus seulement comme référent l’espace standard, celui de la gravitation, mais aussi celui du lieu et celui de leur propre corps, dans leur relation avec les autres. La partition agit ainsi comme une « organisation d’intempéries qui donne différentes couleurs à la boule de terre formée par les danseurs entremêlés. Elle produit des changements d’atmosphères, de temps, des tempêtes, en modifiant les points de repères de l’espace. » Les tempêtes ici ne sont pas à entendre comme le surgissement brusque d’un orage, la rapidité ou l’amplitude. Mais simplement comme un bouleversement possible, fut-il infime, microclimatique. Car Déperdition, comme toutes les pièces de la chorégraphe, joue sur le temps où la durée se dilue, obéissant au principe directeur d’un espace millimétré. L’espace y est indéfiniment plastique, flexible, multidirectionnel, nourri avec les vibrations des corps qui s’y meuvent et qui forment ici cette masse qui par endroits se rétracte ou se dilate lentement. Respiratoire, organique, réversible et flottante, la chorégraphie de Myriam Gourfink joue ici aux limites de la perte pour proposer une singulière poétique de la présence.

Laure Dautzenberg

Sur le plateau, un groupe de dix danseurs et deux musiciens – le compositeur Kasper T. Toeplitz, complice au long cours de la chorégraphe, et un contrebassiste. Les dix danseurs s’enchevêtrent, créent des formes toujours en mutation qui, à peine formées, se déforment. Ils composent ainsi une masse, une boule qui se déplace comme une substance qui se répandrait en un mouvement élastique formant un volume chorégraphique à l’intérieur duquel se déploie la danse. Les musiciens, eux, entourés de leurs enceintes, diffusent de petits buissons ardents, brûlant autour des interprètes. Aux antipodes de sa dernière pièce, Une lente mastication, qui jouait sur les lignes sans que les corps n’entrent jamais en contact, Déperdition se construit sur le cercle, la spirale et les relations que tissent les corps entre eux à partir de la perte de repères perpétuelle. Les interprètes n’ont plus seulement comme référent l’espace standard, celui de la gravitation, mais aussi celui du lieu et celui de leur propre corps, dans leur relation avec les autres. La partition agit ainsi comme une « organisation d’intempéries qui donne différentes couleurs à la boule de terre formée par les danseurs entremêlés. Elle produit des changements d’atmosphères, de temps, des tempêtes, en modifiant les points de repères de l’espace. » Les tempêtes ici ne sont pas à entendre comme le surgissement brusque d’un orage, la rapidité ou l’amplitude. Mais simplement comme un bouleversement possible, fut-il infime, microclimatique. Car Déperdition, comme toutes les pièces de la chorégraphe, joue sur le temps où la durée se dilue, obéissant au principe directeur d’un espace millimétré. L’espace y est indéfiniment plastique, flexible, multidirectionnel, nourri avec les vibrations des corps qui s’y meuvent et qui forment ici cette masse qui par endroits se rétracte ou se dilate lentement. Respiratoire, organique, réversible et flottante, la chorégraphie de Myriam Gourfink joue ici aux limites de la perte pour proposer une singulière poétique de la présence.

Laure Dautzenberg

CHOREGRAPHY
Myriam Gourfink

COMPOSITION ET LIVE-ELECTRONICS
Kasper T.Toeplitz

CONTREBASSE
Bruno Chevillon

DANCERS
Clément Aubert, Clémence Coconnier, Margot Dorléans, Carole Garriga, Kevin Jean, Deborah Lary, Julie Salgues, Françoise Rognerud, Nina Santes, Véronique Weil

TECHNIC
Zakaryya Cammoun

LIGHTS
Séverine Rième

COSTUMES
Jeanne Birckel

Created at Forum de Blanc-Mesnil dans le cadre du festival Rencontres Chorégraphiques Internationales de Seine-Saint-Denis, the 7th & 8th of june 2013


Co-production : Rencontres chorégraphiques internationales de Seine-Saint-Denis, le Forum scène conventionnée de Blanc-Mesnil
Aide à la production et à la diffusion : ARCADI
Loldanse is supported by Ministère de la culture et de la communication, DRAC IDF, au titre de l'aide à la compagnie.